Vous trouverez ici un blog de vulgarisation scientifique. Il n'a aucunement la prétention d'être une référence de connaissances pointues. Je ne garantis donc pas l'exactitude de ce qui est présenté. Il y aura forcément quelques approximations, et beaucoup de simplifications... Mais si vous détectez des erreurs, n'hésitez pas à m'en faire part !
Bonne Lecture... :)
Kiasev
Mes chers lecteurs,
Vous aurez peut-être remarqué que ce blog part lentement mais sûrement à la dérive. Il y a de moins en moins d’articles, les derniers publiés ne sont pas ou peu dans le sujet, et si ils le sont ce n’est vraiment pas très poussés scientifiquement.
Dans mes brouillons j’ai trois lignes sur la photographie, un début de paragraphe sur les feux d’artifices (en cette période de fête nationale ça pouvait être intéressant), une introduction sur les odeurs (leur capacité à me faire me rappeler des moments agréables est assez impressionnante), … bref les idées ne manquent pas vraiment, ce qui manque c’est l’envie et le courage de rédiger et de faire des recherches sur ce que je ne maîtrise pas.
Ceci est sûrement dû au fait qu’il fait beau, chaud, qu’il fait jour tard et donc que je n’ai pas très envie de m’enfermer les week ends et les soirées devant mon écran.
Ceci est sûrement dû également au fait que je me suis un peu surestimée : le temps n’est pas étirable à l’infini, et les semaines sont déjà trop courtes sans s’astreindre à un travail quotidien (un travail agréable certes, mais un travail quand même !).
Je culpabilise vis-à-vis de vous, surtout de Christian, qui par ses commentaires preuve de ses passages quotidiens, m’a donné envie de continuer dans les moments de découragement. (Merci Christian !!!)
J’en connais quelques uns qui passent très souvent et qui ne commentent que rarement. Je le comprends. Ce blog étant purement informatif, il n’y a pas de point de vue à donner, pas forcément de raison de se sentir concerné, et donc de s’exprimer ! Pour ceux là je culpabilise aussi, mais un peu moins…
Et puis il y a tous les autres, ceux qui restent complètement anonymes : sont-ils toujours les mêmes qui ne parlent jamais, sont-ils des gens qui ne font que passer au hasard d’un click ? Je ne saurais jamais… pour ceux là, la culpabilité que je ressens est quasi nulle, ils sont pourtant importants, je les aime bien quand je vois augmenter mes statistiques, mais ce n’est pas à eux que je pense lorsque j’écris !
Je me suis lancée la dedans pour faire partie de la communauté "bloguesque" (découverte grâce à Matthieu), également pour me lancer un petit défi : combien de temps serais-je capable de tenir la route (la réponse est environ 3 mois, c’est peu, mais c’est déjà pas mal, non ?), et pour plein d’autres raisons certainement très bonnes sur le coup et qui sont maintenant oubliées.
Je me dis parfois qu’il aurait été plus simple de faire un blog où je raconte ma vie, où je donne mon avis pas forcément éclairé sur tout et n’importe quoi.
Et puis je me dis qu’en fait non, j’ai perdu depuis longtemps ma capacité à bien écrire, faute de l’avoir faite évoluer, faute de pratique : un blog mal écrit ne me satisferait pas (et ne satisferait pas non plus les éventuels lecteurs). C’est ainsi que j’ai préféré faire mon originale et parler de science, là on me pardonne un peu plus facilement mes fautes d’orthographe et de grammaire, mes répétitions, mes phrases mal construites, mon vocabulaire pauvre… (On ne devrait pas d’ailleurs !) C’était plus simple à priori, mais cela demande beaucoup trop de temps… que je n’ai plus envie de passer à cela.
Tout ceci pour dire que je vous remercie pour cette petite aventure.
Je ne vais pas supprimer le blog, il reste ouvert évidemment. Il peut éventuellement être utile à certaines personnes, et puis il y a de fortes chances que l’envie me prenne de temps en temps de faire un petit article. Peut être que septembre avec sa pluie, son vent froid et les jours qui raccourcissent sera suffisant pour me redonner la motivation… peut être que le mois d’août et la désertion des amis, des collègues et du boulot me donnera envie de m’occuper intelligemment…
Oh et puis, il suffit de ce ton tristounet : moi, je ne disparais pas de la blogosphère, il y a trop de gens qui me manqueraient J
Encore Merci et…à bientôt !
Une petite phrase qu'on doit à Albert Einstein... A méditer !
"Il n'existe que deux choses infinies, l'univers et la bêtise humaine... mais pour l'univers, je n'ai pas de certitude absolue."
L’homme a rapidement découvert les nombreuses vertus du sel : pour la santé, pour le goût des aliments mais aussi pour leur conservation. Il a été longtemps utilisé comme monnaie d’échange (à votre avis, quelle est l’origine du mot salaire ?) et maintenant il est indispensable à l’industrie dans nos objets du quotidien. Outre sa présence dans quasiment tous les produits alimentaires, on le retrouve dans la composition des plastiques, des cosmétiques, pour la propulsion des fusées, … bref il est partout et on le récolte le plus naturellement du monde (ou presque) !
Les lieux de récoltes du sel sont les salins (pour le sel de mer) mais il existe des mines de sel, notamment en Europe de l'est.
Je vais vous parler de ceux que j’ai visité cet été, les salins du midi à coté d’Aigues Mortes, mais je suppose que la plupart fonctionnent à peu près de la même manière. Ceux d'Aigue Mortes occupent une superficie équivalente à Paris intra-muros...
On utilise de l’eau de mer (qui est salée, si si je vous assure, essayez d’en boire une tasse, vous m’en direz des nouvelles) que l’on conserve dans des bassins.
Au fur et à mesure des longues journées chaudes d’été, l’eau s’évapore, le niveau des bassins baisse. Par contre, le sel, lui ne s’évapore pas, (ni d’ailleurs les algues microscopiques, contenant du carotène, qui donne sa couleur rose à l’eau… ainsi qu’au flamants roses).
Elle passe de bassins en bassins de moins en moins profond (à l’aide de pompe et d’espèces d’écluses) et se charge donc de plus en plus en sel. (à tel point que les poissons ne peuvent plus y vivre).
Lorsqu’elle arrive dans les derniers bassins (dont on essaye de conserver la profondeur à environ 30 cm), il y a une telle quantité de sel dans l’eau qu’il n’est plus dissous, et il tombe au fond des bassins sous forme de cristaux (donc de solide) et il n’y aura plus qu’à le ramasser à la fin de l’été.
Dans les salins du midi le ramassage se fait à l’aide de machines, dans les salins de Guérande il me semble qu’ils font le ramassage à la main…
Le sel est ensuite nettoyé (à l’eau salée…) puis mis à sécher sous forme de Camelles ("petite" colline, la taille est assez impressionnante je dois dire), il se forme sur le dessus une croûte qui permet de protéger le sel qui est en dessous des intempéries et de la saleté. Cette croûte sera utilisée pour le déneigement des routes par exemple et pas pour la consommation en tout cas !
Il sera de nouveau nettoyé avant de finir dans nos assiettes…
Sur ce, bon appétit J
Suite à solidays (au fait, je ne vous ai pas dit, c’était, encore cette année, très réussi et je si vous ne devez faire qu’un festival ou qu’un concert dans l’année, c’est celui la qu’il faut choisir !), donc je disais, suite à solidays, un petit article sur un objet devenu quotidien (enfin, j’espère… !) le préservatif.
Je ne vais pas vous expliquer pourquoi ni comment l’utiliser, le mode d’emploi est sur la boite. Par contre un tour d’horizon de l'historique de cet objet, vieux comme le monde me parait relativement intéressant (et un tout petit peu scientifique, non ? allez si, en faisant un effort c’est de la chimie et de la biologie… !)
Le préservatif (masculin et féminin) est le seul moyen d’éviter les MST, mais c’est également l’un des moyens de contraception les plus efficaces.
On a retrouvé une statuette égyptienne, datant d’il y a 8000 ans, représentant un homme nu portant une sorte d’étui contraceptif. Et oui à l’époque pas de problème de maladie sexuellement transmissible (ou plutôt, on n’en parlait pas autant que maintenant, les maladies étant monnaies courantes et l’espérance de vie étant ce qu’elle était !).
Des écrits datant de 1500 ans avant JC expliquent que le roi de Crêtes avait souvent recours aux vessies de chèvres (pas très ragoûtant quand même…), cette technique a été utilisée pendant longtemps (jusqu’au premier siècle avant JC).
Des peintures datant du 1er siècle montre qu’on utilisait des préservatifs en Europe vers 100 ou 200.
Au Xème siècle, les chinois utilisent du papier de soie huilée et les japonais des accessoires en écaille de tortue ou en cuir (tellement rigides qu’ils servaient aussi de godemichés).
Au XVIème siècle, un anatomiste crée un "fourreau d'étoffe légère, fait sur mesure, pour protéger des maladies vénériennes". Il fait même des expériences sur un millier d’hommes, aucun n’aurait été atteint de la syphilis. Il reste qu’il avait la réputation d’être peu fiable dans son étanchéité et son maintien.
Louis XIV était connu pour en utiliser (fait de boyau de porc) bien qu’une loi l’interdise dans le royaume de France. Il n’était pas agréable et pas très fiable non plus, ce qui fait dire à la Marquise de Sévigné, s'adressant à sa fille la Comtesse de Grignan: "c'est une cuirasse contre le plaisir, une toile d'araignée contre le danger "… bref il y a encore du boulot !
C’est au XVIIIème siècle, que le mot condom apparaît et qu’on commence à le commercialiser. Tout commence lors d’une conférence internationale, qui amena beaucoup de monde à Utrecht y compris des dames de bonne compagnie porteuses de maladies vénériennes. Un artisan eu l'idée de traiter à sa façon le caecum de mouton, dont les parcheminiers tiraient des pellicules fines et transparentes pour faciliter la cicatrisation des plaies ulcérées et des brûlures. Reprenant un procédé ancien, il utilisa ce caecum de mouton en lui conservant sa forme de fourreau et en le fermant d'un côté; il obtint ainsi un préservatif. Les conférenciers rentrèrent ensuite chez eux, ramenant en souvenir ce préservatif. Des industriels et des hommes d'affaires décidèrent de fabriquer et de mettre en vente, sous le nom de "Condom", ces appareils d'hygiène. "Condom" était une transcription du verbe latin "Condere" qui signifie "cacher ou protéger".
Casanova utilisait des préservatifs non seulement pour se protéger des infections mais surtout pour éviter que ses "partenaires" ne tombent enceintes. Il désignait le préservatif de différents noms: "Redingote Anglaise", "Calottes d'assurance". Ce serait lui qui, en 1718, grand consommateur bien évidemment, baptisa ce petit bout de boyau de "capote anglaise"...
Le préservatif devint petit à petit la garantie des meilleures maisons closes, puis passa dans les foyers les plus respectables en tant que remplaçant du retrait. Ils deviennent légaux au moment de la révolution française.
Le préservatif de caoutchouc est né lui après l'invention de la vulcanisation par Goodyear en 1839.
Vers 1880, le premier préservatif en latex est produit mais il faudrait attendre les années 1930 pour que son utilisation se répande.
Au début du XXème siècle, les préservatifs sont lavables et utilisables 5 ans… je vous laisse imaginer l’efficacité au bout de quelques années, mais personne n’aurait songé à faire du service après vente pour ce genre de choses !
Il est de nouveau interdit en France dans le cadre de la politique nataliste après la première guerre mondiale.
En 1930 on remplace le caoutchouc crête par du latex liquide, qui est encore aujourd'hui à la base de la fabrication des préservatifs.
Par contre aux Etats-Unis il fait fureur, et l’industrie se développe de plus en plus vite, des sociétés voient le jour (Durex par exemple en 1961).
La France, n’autorise la publicité sur le préservatif qu’en 1987, sous réserve d’obtention d’un visa de la part de l’Agence de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé, au même titre qu’un médicament.
Les années 1990, permettent aux nouvelles technologies une amélioration considérable du préservatif et la production de modèles beaucoup plus sophistiqués que ceux que connaissaient nos ancêtres.
C’est fou l’imagination de l’homme lorsqu’il s’agit de se divertir/s’amuser/s’aimer/… (Adaptez le verbe en fonction de la personne) sans risque…
Sortez couverts !
Ah l'été, le soleil, les vacances... que de joies en perspectives pour vous futurs vacanciers... pour moi c'est trop tard, les vacances sont finies, je retourne m'enfermer dans des bureaux toute la journée (et le déplaisir est proportionnel au plaisir que j'ai eu quand elles sont commencé) !
Enfin j'aurais eu ma part de tous les rayons bienfaisants du soleil... et des malfaisants !
Le soleil envoie différents types de rayons :
- La lumière visible, dont on a déjà parlé, c'est l'ensemble des rayons que l'oeil humain est capable de détecter. (Longueurs d'onde comprises entre 400nm et 800nm). Pour faire simple ce sont l'ensemble des couleurs que l'on connaît. Ces rayons ne sont absolument pas nocifs !
- Les rayons infrarouges (800nm - 1 micron) se sont qui nous font ressentir la chaleur, ils ne sont pas dangereux non plus. Dans les rayons à grandes longueurs d'ondes il y a également les micro-ondes et les ondes radio, mais elles sont en très faible quantité.
- et enfin, les rayons ultraviolets (100 - 400nm) Ce sont eux les responsables des dangers du soleil. Ils sont divisés, en plusieurs catégories :
- les UVA (320 - 400nm), les moins dangereux (ce sont les plus proches de la lumière visible), qui nous arrive en énormément de quantité. (Mais qui ne sont quand même pas exempts de danger, loin de là !)
- les UVB (280 - 320nm) plus énergétiques mais 100 fois moins abondants que les UVA
- et enfin les UVC (100 - 280nm) qui pourraient être très nocifs, mais qui sont, heureusement, absorbés par la couche d'ozone.
Parmi les rayons à très faible longueur d'onde, il y a également : les rayons X, les rayons g (gamma) et les rayons cosmiques. Mais heureusement, l'atmosphère nous protège car ne les laisse pas passer non plus. (je tiens à préciser ici, que si l'atmosphère diminue, elle retiendra de moins en moins les rayonnements dangereux, avec les conséquences que vous pouvez deviner sur la santé de l'homme, mais aussi sur l'environnement de manière général, à bon entendeur...)
Les effets nocifs des UVA et UVB sont nombreux. Ils sont responsables des coups de soleil, de la vieillesse prématurée de la peau, des cancers de la peau et enfin, de la diminution des défenses immunitaires.
Les ultraviolets sont responsables de la formation de radicaux libres. Ce sont des petits bouts de molécules ayant des électrons célibataire, comme nous l'avons déjà vu au sujet de l'électricité, ces électrons ne demandent qu'une chose : trouver leur moitié ! Ils vont alors se combiner avec ce qu'ils trouveront dans les cellules qui les entourent : lipide, protides et ADN. Ils vont alors pouvoir modifier l'ADN, et si cela se produit à trop grande échelle, la cellule va se mettre à fonctionner différemment de ce qu'elle était censée faire et cela provoque des cancers.
Le bronzage est la réaction de la peau pour se protéger de tout cela, mais c'est loin d'être suffisant, c'est pourquoi les crèmes solaires ont été inventées et fleurissent en ce moment sur les étalages des grands magasins.
Bon alors après cette longue présentation, venons en enfin à l'objet de l'article : comment fonctionne les crèmes solaires ? Elles s'étalent sur la peau et forment un filtre entre la peau et l'extérieur.
Il en existe deux types :
- Les filtres synthétiques : les plus courants, ils transforment les rayons solaires nocifs en rayons non nocifs.
- les filtres minéraux : ils agissent un peu comme un miroir pour faire réfléchir les rayons qui n'arrivent pas jusqu'à la peau.
Chaque type d'atome possède des caractéristiques qui lui sont propres, entre autres on peut trouver leur capacité à absorber et à réfléchir les rayonnements. Le but des chimistes qui élaborent ces crèmes est de trouver les atomes qu'ils combinent entre eux pour obtenir un produit efficace pour réfléchir/absorber tous les rayons (élargir la gamme des longueurs d'ondes au maximum), tout en étant non allergisant, non nocifs, faciles à étaler, capable de maintenir ses propriétés le plus longtemps possible dans des contraintes d'utilisation particulières (humidité, chaleur, ...)
Vous êtes prévenus, protégez vous !

