Puisqu'il y a encore quelques personnes qui continuent à venir très régulièrement (une trentaine par jour quand même, merci à vous !), pour vous montrer que je ne vous oublie pas, voici un nouvel article. Pour faire simple et rapide (manque de temps oblige), dans un premier temps, je me contente de recopier des articles scientifiques que j'ai pu voir dans la presse et qui se rapporte à ce qu'on a déjà pu voir ensemble.
En espérant que cela vous donnera envie d'en savoir plus et de continuer à aimer ou de commencer à vous intéresser à la science !
Voici un article tiré du Monde :
[...]
Les chercheurs de l'Univeristé de Duke (Caroline du Nord, sud-est) et de l'Imperial college à Londres ont réussi à dissimuler un petit cylindre de cuivre d'une dizaine de centimètres du "regard" d'un faisceau de micro-ondes. L'expérience ne fonctionne pour l'instant qu'avec des micro-ondes, et pas encore dans le visible, car la lumière a des longueurs d'ondes beaucoup plus petites, plus difficiles à manipuler. Mais, dans la théorie, rien n'empêche qu'une version plus avancée du dispositif puisse tromper le regard humain.
Pour parvenir à leurs fins, les physiciens se sont servis de méta matériaux, des matériaux composites artificiels, dont les propriétés électromagnétiques peuvent être ajustées en modifiant leur nanostructure. En l'occurrence, il s'agissait d'un assemblage d'anneaux et de fils de cuivre sur de la fibre de verre.
Cette technologie est différente de celle utilisée pour les avions furtifs qui peuvent échapper à la détection par radar. Dans ce cas là, la technologie dévie les ondes du radar, rendant ainsi les avions indétectables mais pas invisibles. Dans la présente application, les matériaux qui composent l'ébauche de la cape d'invisibilité réussissent à détourner les ondes autour de l'objet à cacher. Ces ondes le contournent sans le traverser ni s'y réfléchir. Ainsi, l'objet ne réfléchit pas la lumière qu'il reçoit et ne laisse pas d'ombre : il est invisible... du moins aux "yeux" des micro-ondes.
[...]
Plus d'info : l'article en entier sur le journal Le Monde.
J'ai déjà évoqué le fait que notre cerveau aime nous jouer des tours, ou en tout cas il le fait relativement souvent... quand il ne comprend pas la logique, il interprète en fonction de ce qu'il connait (voir l'article sur les mirages).
Voici quelques exemples d'illusions optiques :
Vous voyez le cube ? et bien pourtant il n'est pas dessiné... vous interpretez les "trous" dans les disques ! |
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Cercle ou pas cercle ? |
Parallèles ou pas ? |
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Laquelle est la plus grande ? |
Parallèles ou pas ? |
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Combien de petit rond gris aux croisements ? (ca c'est une conséquence de la persistance rétinienne, expliquée dans l'article concernant l'effet stroboscopique) |
Image double... voyez vous les deux ? laquelle en premier ? |
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Même question ! |
toujours le même genre :) |
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et là pareil : je suis sure qu'un psychologue pourrait trouver des raisons à voir plutôt une image ou l'autre... |
Ce sera tout pour aujourd'hui !
Et n'oubliez pas, ne croyez pas tout ce que vous voyez, tout est sujet à interprétation ! (Ceci etant valable pour des images toutes betes comme celles la, mais aussi pour ce qu'on vous montre et ce qu'on cherche à vous faire croire ... )
Avez vous déjà regardé un western ? je suppose que oui ! Avez vous remarqué qu'on avait parfois l'impression que les roues des dilligences tournaient à l'envers ?
Ceci n'a rien à voir avec un cinéaste qui s'amuserait à filmer à l'envers, cela s'appelle l'effet stroboscopique...
Avant d'expliquer ce phénomène, faisons un petit tour du coté du cinéma : une pellicule est constituée d'une succession de petites vignettes. En fait il y en a 24 par secondes. Entre chaque image un opturateur se ferme, pourtant on ne le voit pas ! C'est à cause de la persistance rétinienne. Pendant quelques centièmes de secondes on continue à voir l'image qui n'existe plus. Ainsi, quand la suivante arrive, on avait encore l'ancienne en tête (ou plutot sur la rétine) ce qui fait une sorte de continuité.
Revenons à notre roue de diligence. Pour mieux visualiser, imaginons que la roue est pleine, sauf un petit trou entre deux barreaux.
Pour vraiment simplifier au maximum (oui oui, vous allez voir, c'est le cas le plus simple... (!)), disons qu'elle tourne à vitesse constante, qu'il n'y a pas de cahots et qu'à la première image le petit trou est en haut.
1er cas : la roue tourne de 1/6 de tour par image :

Pendant l'image noire, la persistence rétinienne fait son travail, on ne voit pas la roue tourner, mais on voit l'image 1. Quand apparait l'image 2, on a l'impression que la roue tourne lentement ...etc
2eme cas : elle tourne d'un tour par image

Comme on ne voit pas la roue tourner, on a l'impression qu'elle reste sur place.
3eme cas : elle tourne de presque un tour complet, disons 5/6 de tour par image
comme on ne voit pas le mouvement, on a l'impression qu'elle tourne à l'envers !

Rq : Pour chacun des cas, on peut ajouter un tour entier par image, et l'effet reste le même.
Pour acceler le mouvement, on augmente le nombre d'images par seconde, pour le ralentir on le diminue, et le tour est joué...
On a le même effet dans une soirée avec un projecteur qui s'allume et s'éteint tres rapidement et régulierement, les mouvements des gens semblent saccadés :
Lumière : ils sont dans une position,
Noir : on ne voit pas leur mouvement
Lumière : ils sont dans une autre
on n'a pas vu le changement de position !
N'essayez pas de regarder les roues des voitures en plein jour, elles ne tourneront pas à l'envers... Par contre la nuit, sous la lumière des reverberes (qui n'est pas continue), cela peut arriver !

Encore un article concernant l'optique, apres je passerais un peu à autre chose !
Cette fois ci un phénomène un peu moins courant dans nos contrées "nordiques" : Les mirages...
Pour les bases d'optique, voir le premier article publié sur ce sujet.
Pour avoir un mirage, il faut une différence de température entre le sol et l'air ambiant.
Cette différence va provoquer une modification de la direction des rayons : au lieu d'être rectilignes certains se courbent.
Or le cerveau sait que la lumiere est rectiligne, il interprète donc la direction d'arrivée des rayons comme une droite.

Dans notre exemple le sol est plus chaud que l'air ambiant. l'observateur voit le même arbre, à l'envers, juste en dessous du premier... Son cerveau continue son travail d'interprétation : pour lui cela ne peut être que le reflet d'un arbre dans de l'eau !

A cause des courbures des rayons, on peut voir au mauvais endroit quelque chose qui se situe de l'autre coté d'un obstacle (exemple : derriere la ligne d'horizon). Par contre il faut que l'air soit plus chaud en hauteur qu'à ras du sol. (Exemple : un coucher de soleil sur la mer.)
Beaucoup de légendes circulent au sujet des arcs en ciel, mais finalement c'est un phénomène optique relativement simple qui se cache derrière !
Quelques bases sont nécessaires pour tout comprendre, vous pourrez les trouver dans le premier article consacré à l'optique.
Les ingrédients pour un joli arc en ciel très coloré (dans l'ordre) :
- du soleil
- un oeil
- de la pluie
(on peut éventuellement remplacer la pluie par une chutte d'eau, ou même un jet d'eau...)
Le principe : la réfraction et la réflection multiples de la lumière à travers les gouttes de pluie... ouh la quels vilains mots, mais qu'est ce donc que cela ?
La réfraction : c'est la lumiere qui change de direction quand elle passe d'un milieu (l'air par exemple) à un autre (l'eau) : exactement comme quand on met un batton dans de l'eau : on a l'impression qu'il se plie.
La réflection : c'est la même chose, sauf que la lumière change de direction en restant dans le même milieu. (Comme si elle rebondissait sur les parois)
Ainsi les rayons du soleil passent de l'air à la goutte d'eau, ils changent de direction, ils "rebondissent" sur la goutte.
En plus chaque longueur d'onde va prendre une direction particulière.
Comme sur ce dessin :

Tous les rouges de chaque goutte seront parallèles, tous les bleus parallèles... et ceux qui atteindront l'oeil donneront l'impression d'être rassemblés par couleur, ce qui formera l'arc en ciel.
Pour trouver un arc en ciel, il faut donc regarder vers la pluie en tournant le dos au soleil... si vous regardez bien vous pourrez même voir deux arcs, les couleurs du deuxième sont inversées... (comme sur la photo qui illustre l'article)
Ce deuxième arc en ciel est dû à une réflection de plus dans les gouttes d'eau (donc il suffit d'un rayon de lumière qui entre dans la goutte avec un autre angle), cette réflection supplémentaire va inverser les couleurs.
En théorie il y a même une infinité d'arcs en ciel (en alternance de couleur), mais on ne les voit pas car à chaque reflection supplémentaire il y a de moins en moins de lumière, les arcs sont moins lumineux et donc moins visibles.










