L’homme a rapidement découvert les nombreuses vertus du sel : pour la santé, pour le goût des aliments mais aussi pour leur conservation. Il a été longtemps utilisé comme monnaie d’échange (à votre avis, quelle est l’origine du mot salaire ?) et maintenant il est indispensable à l’industrie dans nos objets du quotidien. Outre sa présence dans quasiment tous les produits alimentaires, on le retrouve dans la composition des plastiques, des cosmétiques, pour la propulsion des fusées, … bref il est partout et on le récolte le plus naturellement du monde (ou presque) !
Les lieux de récoltes du sel sont les salins (pour le sel de mer) mais il existe des mines de sel, notamment en Europe de l'est.
Je vais vous parler de ceux que j’ai visité cet été, les salins du midi à coté d’Aigues Mortes, mais je suppose que la plupart fonctionnent à peu près de la même manière. Ceux d'Aigue Mortes occupent une superficie équivalente à Paris intra-muros...
On utilise de l’eau de mer (qui est salée, si si je vous assure, essayez d’en boire une tasse, vous m’en direz des nouvelles) que l’on conserve dans des bassins.
Au fur et à mesure des longues journées chaudes d’été, l’eau s’évapore, le niveau des bassins baisse. Par contre, le sel, lui ne s’évapore pas, (ni d’ailleurs les algues microscopiques, contenant du carotène, qui donne sa couleur rose à l’eau… ainsi qu’au flamants roses).
Elle passe de bassins en bassins de moins en moins profond (à l’aide de pompe et d’espèces d’écluses) et se charge donc de plus en plus en sel. (à tel point que les poissons ne peuvent plus y vivre).
Lorsqu’elle arrive dans les derniers bassins (dont on essaye de conserver la profondeur à environ 30 cm), il y a une telle quantité de sel dans l’eau qu’il n’est plus dissous, et il tombe au fond des bassins sous forme de cristaux (donc de solide) et il n’y aura plus qu’à le ramasser à la fin de l’été.
Dans les salins du midi le ramassage se fait à l’aide de machines, dans les salins de Guérande il me semble qu’ils font le ramassage à la main…
Le sel est ensuite nettoyé (à l’eau salée…) puis mis à sécher sous forme de Camelles ("petite" colline, la taille est assez impressionnante je dois dire), il se forme sur le dessus une croûte qui permet de protéger le sel qui est en dessous des intempéries et de la saleté. Cette croûte sera utilisée pour le déneigement des routes par exemple et pas pour la consommation en tout cas !
Il sera de nouveau nettoyé avant de finir dans nos assiettes…
Sur ce, bon appétit J
Suite à solidays (au fait, je ne vous ai pas dit, c’était, encore cette année, très réussi et je si vous ne devez faire qu’un festival ou qu’un concert dans l’année, c’est celui la qu’il faut choisir !), donc je disais, suite à solidays, un petit article sur un objet devenu quotidien (enfin, j’espère… !) le préservatif.
Je ne vais pas vous expliquer pourquoi ni comment l’utiliser, le mode d’emploi est sur la boite. Par contre un tour d’horizon de l'historique de cet objet, vieux comme le monde me parait relativement intéressant (et un tout petit peu scientifique, non ? allez si, en faisant un effort c’est de la chimie et de la biologie… !)
Le préservatif (masculin et féminin) est le seul moyen d’éviter les MST, mais c’est également l’un des moyens de contraception les plus efficaces.
On a retrouvé une statuette égyptienne, datant d’il y a 8000 ans, représentant un homme nu portant une sorte d’étui contraceptif. Et oui à l’époque pas de problème de maladie sexuellement transmissible (ou plutôt, on n’en parlait pas autant que maintenant, les maladies étant monnaies courantes et l’espérance de vie étant ce qu’elle était !).
Des écrits datant de 1500 ans avant JC expliquent que le roi de Crêtes avait souvent recours aux vessies de chèvres (pas très ragoûtant quand même…), cette technique a été utilisée pendant longtemps (jusqu’au premier siècle avant JC).
Des peintures datant du 1er siècle montre qu’on utilisait des préservatifs en Europe vers 100 ou 200.
Au Xème siècle, les chinois utilisent du papier de soie huilée et les japonais des accessoires en écaille de tortue ou en cuir (tellement rigides qu’ils servaient aussi de godemichés).
Au XVIème siècle, un anatomiste crée un "fourreau d'étoffe légère, fait sur mesure, pour protéger des maladies vénériennes". Il fait même des expériences sur un millier d’hommes, aucun n’aurait été atteint de la syphilis. Il reste qu’il avait la réputation d’être peu fiable dans son étanchéité et son maintien.
Louis XIV était connu pour en utiliser (fait de boyau de porc) bien qu’une loi l’interdise dans le royaume de France. Il n’était pas agréable et pas très fiable non plus, ce qui fait dire à la Marquise de Sévigné, s'adressant à sa fille la Comtesse de Grignan: "c'est une cuirasse contre le plaisir, une toile d'araignée contre le danger "… bref il y a encore du boulot !
C’est au XVIIIème siècle, que le mot condom apparaît et qu’on commence à le commercialiser. Tout commence lors d’une conférence internationale, qui amena beaucoup de monde à Utrecht y compris des dames de bonne compagnie porteuses de maladies vénériennes. Un artisan eu l'idée de traiter à sa façon le caecum de mouton, dont les parcheminiers tiraient des pellicules fines et transparentes pour faciliter la cicatrisation des plaies ulcérées et des brûlures. Reprenant un procédé ancien, il utilisa ce caecum de mouton en lui conservant sa forme de fourreau et en le fermant d'un côté; il obtint ainsi un préservatif. Les conférenciers rentrèrent ensuite chez eux, ramenant en souvenir ce préservatif. Des industriels et des hommes d'affaires décidèrent de fabriquer et de mettre en vente, sous le nom de "Condom", ces appareils d'hygiène. "Condom" était une transcription du verbe latin "Condere" qui signifie "cacher ou protéger".
Casanova utilisait des préservatifs non seulement pour se protéger des infections mais surtout pour éviter que ses "partenaires" ne tombent enceintes. Il désignait le préservatif de différents noms: "Redingote Anglaise", "Calottes d'assurance". Ce serait lui qui, en 1718, grand consommateur bien évidemment, baptisa ce petit bout de boyau de "capote anglaise"...
Le préservatif devint petit à petit la garantie des meilleures maisons closes, puis passa dans les foyers les plus respectables en tant que remplaçant du retrait. Ils deviennent légaux au moment de la révolution française.
Le préservatif de caoutchouc est né lui après l'invention de la vulcanisation par Goodyear en 1839.
Vers 1880, le premier préservatif en latex est produit mais il faudrait attendre les années 1930 pour que son utilisation se répande.
Au début du XXème siècle, les préservatifs sont lavables et utilisables 5 ans… je vous laisse imaginer l’efficacité au bout de quelques années, mais personne n’aurait songé à faire du service après vente pour ce genre de choses !
Il est de nouveau interdit en France dans le cadre de la politique nataliste après la première guerre mondiale.
En 1930 on remplace le caoutchouc crête par du latex liquide, qui est encore aujourd'hui à la base de la fabrication des préservatifs.
Par contre aux Etats-Unis il fait fureur, et l’industrie se développe de plus en plus vite, des sociétés voient le jour (Durex par exemple en 1961).
La France, n’autorise la publicité sur le préservatif qu’en 1987, sous réserve d’obtention d’un visa de la part de l’Agence de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé, au même titre qu’un médicament.
Les années 1990, permettent aux nouvelles technologies une amélioration considérable du préservatif et la production de modèles beaucoup plus sophistiqués que ceux que connaissaient nos ancêtres.
C’est fou l’imagination de l’homme lorsqu’il s’agit de se divertir/s’amuser/s’aimer/… (Adaptez le verbe en fonction de la personne) sans risque…
Sortez couverts !
Ah l'été, le soleil, les vacances... que de joies en perspectives pour vous futurs vacanciers... pour moi c'est trop tard, les vacances sont finies, je retourne m'enfermer dans des bureaux toute la journée (et le déplaisir est proportionnel au plaisir que j'ai eu quand elles sont commencé) !
Enfin j'aurais eu ma part de tous les rayons bienfaisants du soleil... et des malfaisants !
Le soleil envoie différents types de rayons :
- La lumière visible, dont on a déjà parlé, c'est l'ensemble des rayons que l'oeil humain est capable de détecter. (Longueurs d'onde comprises entre 400nm et 800nm). Pour faire simple ce sont l'ensemble des couleurs que l'on connaît. Ces rayons ne sont absolument pas nocifs !
- Les rayons infrarouges (800nm - 1 micron) se sont qui nous font ressentir la chaleur, ils ne sont pas dangereux non plus. Dans les rayons à grandes longueurs d'ondes il y a également les micro-ondes et les ondes radio, mais elles sont en très faible quantité.
- et enfin, les rayons ultraviolets (100 - 400nm) Ce sont eux les responsables des dangers du soleil. Ils sont divisés, en plusieurs catégories :
- les UVA (320 - 400nm), les moins dangereux (ce sont les plus proches de la lumière visible), qui nous arrive en énormément de quantité. (Mais qui ne sont quand même pas exempts de danger, loin de là !)
- les UVB (280 - 320nm) plus énergétiques mais 100 fois moins abondants que les UVA
- et enfin les UVC (100 - 280nm) qui pourraient être très nocifs, mais qui sont, heureusement, absorbés par la couche d'ozone.
Parmi les rayons à très faible longueur d'onde, il y a également : les rayons X, les rayons g (gamma) et les rayons cosmiques. Mais heureusement, l'atmosphère nous protège car ne les laisse pas passer non plus. (je tiens à préciser ici, que si l'atmosphère diminue, elle retiendra de moins en moins les rayonnements dangereux, avec les conséquences que vous pouvez deviner sur la santé de l'homme, mais aussi sur l'environnement de manière général, à bon entendeur...)
Les effets nocifs des UVA et UVB sont nombreux. Ils sont responsables des coups de soleil, de la vieillesse prématurée de la peau, des cancers de la peau et enfin, de la diminution des défenses immunitaires.
Les ultraviolets sont responsables de la formation de radicaux libres. Ce sont des petits bouts de molécules ayant des électrons célibataire, comme nous l'avons déjà vu au sujet de l'électricité, ces électrons ne demandent qu'une chose : trouver leur moitié ! Ils vont alors se combiner avec ce qu'ils trouveront dans les cellules qui les entourent : lipide, protides et ADN. Ils vont alors pouvoir modifier l'ADN, et si cela se produit à trop grande échelle, la cellule va se mettre à fonctionner différemment de ce qu'elle était censée faire et cela provoque des cancers.
Le bronzage est la réaction de la peau pour se protéger de tout cela, mais c'est loin d'être suffisant, c'est pourquoi les crèmes solaires ont été inventées et fleurissent en ce moment sur les étalages des grands magasins.
Bon alors après cette longue présentation, venons en enfin à l'objet de l'article : comment fonctionne les crèmes solaires ? Elles s'étalent sur la peau et forment un filtre entre la peau et l'extérieur.
Il en existe deux types :
- Les filtres synthétiques : les plus courants, ils transforment les rayons solaires nocifs en rayons non nocifs.
- les filtres minéraux : ils agissent un peu comme un miroir pour faire réfléchir les rayons qui n'arrivent pas jusqu'à la peau.
Chaque type d'atome possède des caractéristiques qui lui sont propres, entre autres on peut trouver leur capacité à absorber et à réfléchir les rayonnements. Le but des chimistes qui élaborent ces crèmes est de trouver les atomes qu'ils combinent entre eux pour obtenir un produit efficace pour réfléchir/absorber tous les rayons (élargir la gamme des longueurs d'ondes au maximum), tout en étant non allergisant, non nocifs, faciles à étaler, capable de maintenir ses propriétés le plus longtemps possible dans des contraintes d'utilisation particulières (humidité, chaleur, ...)
Vous êtes prévenus, protégez vous !

Chose promie, chose due ! Voici la suite sur les états de la matière...
On va prendre un microscope et se rapprocher de l'infiniment petit, voir un peu à quoi ca ressemble.
Tout élément, toute matière, toute chose en ce monde est formée d'atomes. (vous, une montagne, un grain de poussière, tout !)
Qu'est ce qu'un atome ? Ce mot vient du grec et signifie : que l'on ne peut diviser. Cela désigne l'élément de base, le plus petit composant de la matière. Les atomes peuvent se combiner entre eux et donnent alors une molécule.
Enfin ca c'etait l'idée de départ... parce que les atomes sont composés (quoi ? comment ? mais ils étaient censés être les plus petits... et oui, les théories sont faites pour être modifiées...) sont composés, donc, de particules élémentaires. Ainsi on a le noyau, qui est composé de deux sortes de particules semblables (appelées nucléons) : les neutrons (charge électique nulle) et les protons (charge positive). Et autour de ce noyau, un nuage de particules identiques : les electrons (charges négatives).
Ainsi la charge de l'atome est nulle (car il y a autant de protons que d'électrons : -1 +1 = 0 !)
Bon je me suis un peu égarée là... on reviendra la dessus quand on parlera d'électricité (tout est lié... !)
... donc je disais, les atomes peuvent se combiner entre eux pour donner une molécule. La plus connue, je vous le donne en mille : la molécule d'eau : H2O.
Que signifie cette formule ? Et bien pour une fois, c'est assez simple : 2 molécules d'hydrogène (H), pour une molécule d'oxygène (O)... ca va pour le moment ? Tout le monde suit ? (la liste des éléments simples, vous pouvez la trouver dans un tableau célèbre, que vous avez forcement deja vu dans n'importe quelle classe de physique : la classification périodique des éléments de Mendeleiev)
En fait, c'est la façon dont ces molécules sont ajancées qui va déterminer l'état (solide, liquide ou gazeux) de la matière.
Lorsque les molécules sont dispersées un peu partout, on obtient un gaz.
Lorsqu'elles sont plus rapprochées, qu'elles sont liées mais peuvent encore bouger les unes par rapport aux autres on obtient un liquide.
Lorsqu'elles sont tellement liées qu'elles ne peuvent plus se déplacer qu'ensembles on a alors un solide.
Changement d'état par changement de pression :
Prenons du gaz, et mettons le dans un récipient bien étanche.
Si on comprime ce gaz (en réduisant la taille du récipient par exemple), les molécules vont se rapprocher de plus en plus, jusqu'à être suffisament liées pour former un liquide. Si on continue à comprimer, (c'est de plus en plus dur...) elles vont s'ajancer d'elles mêmes de manière à prendre le moins de place possible, et formeront un solide. (Un peu comme les parisiens dans le métro aux heures de pointes...)
Changement d'état par changement de température :
Plus les molécules sont chauffées, plus elles bougent (agitation moléculaire), ainsi un solide qui est chauffé voit ses molécules s'agiter, tant et si bien qu'elles finissent par perdre peu à peu leurs liaisons, et forment alors un liquide. Si on continue à chauffer, les liaisons sont complètement perdues, les molécules se dispersent et on obtient un gaz. (comme des confettis dans un sac que l'on agite...)
Je vous avais dit qu'on reviendrait sur le fait que les temperatures négatives en degre Kelvin n'existe pas (article précédent), en fait c'est simplement qu'on a déterminé le 0 K comme étant le moment ou plus rien ne bouge. Impossible de descendre plus bas puisque la température se définit par le mouvement des molécules... on ne peut pas faire moins que l'immobilisme total ! On apelle cela le zéro absolu.
Petite question pour voir si tout le monde a compris : si on mélange 1L d'eau (liquide) à 20° avec 1L d'eau à 20° qu'obtient-on et pourquoi ?
Changeons un peu de domaine, en ce dernier jour de la semaine, et passons à la chimie, ou plus précisément à la thermodynamique !
Nous allons voir quels sont les différents états de la matière.
Il y en a 3 : Solide, Liquide, Gazeux.
Ils existent dans des conditions particulières de température et pression.
L'exemple le plus parlant est l'eau :
- l'eau à l'état solide (la glace) existe à condition que la température soit suffisament basse (en dessous de 0 degres celcius, à pression normale).
- l'eau à l'état gazeux (la vapeur d'eau) existe à condition que la température soit suffisament haute (au dessus de 100 degres celcius, à pression normale).
- l'eau à l'état liquide (eau tout court, par abus de langage), existe entre ces deux températures.
Si vous êtes déjà allés en montagne, vous aurez peut être remarqué que l'eau bout plus vite, en fait elle bout à une température inférieure à 100 degres celcius car la pression est moins élevée.
Ainsi la pression joue également un grand rôle : le propane ou le butane qui est vendu en bouteille est à l'état liquide. (on l'entend bouger quand on remue la bouteille... essayez d'entendre bouger du gaz à l'état gazeux !) par contre une fois sorti de la bouteille il est gazeux. En fait il est tellement comprimé à l'intérieur qu'il s'est transformé en liquide. Par contre, dés qu'il s'échappe il retrouve une pression plus faible et retourne à l'état gazeux.
Schéma des changements d'états :
Chaque élément posséde des températures et pression de changement d'état qui lui est propre.
Exemple : (à pression "normale")
Corps Température de fusion/solidification Température d'ébullition/condensation Eau 0 °C 100 °C Mercure -39 °C 357 °C Fer 1535 °C 2750 °C
Sur un petit intervalle de température, les corps peuvent exister sur plusieurs états en même temps. (exemple un glaçon dans un verre d'eau, ou un iceberg dans l'océan.)
Le point triple est le moment où les 3 états coexistent.
Exemple : Le point triple de l'eau est à 273.16 K et 615 Pa...*
Le Kelvin (K) est l'unité de température légale.
Le Pascal (Pa) est l'unité de Pression légale.
Remarque : et oui, le celcius est l'unité courante, pas l'unité légale.... c'est comme en vitesse, dans le langage courant on parle de km/h, alors qu'en physique c'est le m/s !!!
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* 1 Pa = 0.00001 bar (1 bar c'est à peu pres la pression normale)
K= °C + 273.15, (donc le point triple de l'eau est à -0.01 °C et 0.00615 bar)
il n'existe pas de K négatif... mais on verra cela dans le prochain article, où je vous expliquerai en quoi la température et la pression jouent un rôle dans tout cela...
